ARTICLE 9
LETTRE OUVERTE A NOS PROCHES, familles et amis (envoyée à la plupart par mail)
(il y a de la lecture, mais cela ne vous demandera que quelques minutes d’attention)
Commencé Jeudi 30 janvier 2008, dernière écriture le Mardi 19 février 2008.
Je me suis rendue compte d’un truc important, du coup je me suis dit, il faut que je fasse quelque chose!
Ce truc important c’est que Christophe et moi, on a une façon de voir la vie en général ainsi que plein d’idées pour notre avenir, et on aimerait que vous, notre entourage, famille, et amis, acceptiez nos valeurs et choix de vie. Car bien souvent, quand elles s’en rendent compte, les personnes ne comprennent pas certaines choses dans notre mode de vie, et nous nous expliquons sans fin, nous sentant parfois jugés et incompris, puisque nettement différents de la majorité.
Cela dit, je me suis donc rendue compte que Christophe et moi, on a l’impression bien souvent que vous savez, mais en fait nous ne parlons pas beaucoup de nos valeurs profondes et de nos objectifs de vie, si bien qu’il serait plus simple de vous informer largement et tous en même temps.
La plupart d’entre vous savent des petites choses sur notre mode de vie, comme le fait de manger bio par exemple. Mais cela n’est qu’une partie minime de nos idéaux! En fait, peut-être que le reste se voit peu, et en +, on n’en parle que très peu puisqu’on ne voit pas assez régulièrement la plupart d’entre vous. Alors voilà, je vais faire ce que je peux pour vous exprimer le plus clairement ce que nous attendons de notre avenir et vers quoi nous nous dirigeons. Peu m’importe que vous partagiez le même avis ou pas du tout, ou que vous trouviez tout cela fou. Je voudrais juste que vous sachiez, acceptiez, et ne nous remettiez pas en question. C’est notre façon d’envisager la vie, nous ne voulons pas influencer qui que soit dans le même sens. Nous estimons juste que vous avez droit de savoir puisque nous nous apprécions mutuellement (enfin j’espère hi hi).
Je n’attends pas non plus de réponse, rassurez vous!
Avant de commencer, sachez également que tout ce qui suit inclut également notre futur enfant, notre projet est pensé en toute conscience de sa présence.
« Vivre plus simplement » me semblent être les mots les plus justes pour définir ce que nous souhaitons faire de notre vie : consommer moins en achetant moins, en laissant tomber le TOUT matériel inutile, du moins le matériel qui ne répond pas à nos VRAIS besoins, comme la télévision par exemple. C’est, ne pas s’encombrer de matériel, d’objets qui ne nous rendent pas heureux, qui ne correspondent à aucun besoin fondamental, comme manger, dormir, aimer, se sentir bien.
C’est revenir à la base. C’est respecter son environnement en ne l’exploitant pas mais en vivant avec.
Ce n’est pas se punir et s’enlever du plaisir! C’est justement avoir plus de temps pour vivre, car comme on a moins besoin d’argent, on a moins besoin d’en gagner, donc on travaille moins. Et donc on a plus de temps pour vivre d’autres choses, des choses qui nous sont importantes comme être avec sa famille. Et c’est là justement que se trouve le plaisir, le vrai, le plus intense et le plus heureux!
En prenant le temps de vivre! Vivre sans se forcer à faire des choses qui au final nous coûtent, par exemple s’obliger à faire un travail que l’on aime pas.
Vivre pour nous ne veut cependant pas dire ne rien faire, et se faire assister par la société, non!
De quoi avons-nous réellement besoin? D’abord, de MANGER.
Eh bien, nous pouvons cultiver notre propre nourriture, un jardin de légumes, des arbres fruitiers, un peu de céréales,… Et même faire du troc avec notre « trop » plein. Selon nous, notre alimentation, pour être équilibrée et saine, ne nécessite pas de viande ou de produits animaux.
Nous pensons même qu’il n’y a pas besoin de remplacer les aliments que la norme ou les mœurs indiquent comme « bons pour la santé »; Nous estimons que nous pouvons tout simplement répondre à ce que notre corps réclame, en étant attentifs aux aliments qui nous font envie, et les consommer comme la nature nous les offre, c’est-à-dire bien souvent CRUS.
Ce sont NOS convictions, et nous ne souhaitons pas les imposer à d’autres comme étant des vérités pures; nous voulons seulement que notre choix soit accepté et non discuté. C’est-à-dire sans être jugés, critiqués, remis en cause. Simplement que les personnes en général acceptent que nous avons choisi cela pour NOUS, même si elles ne comprennent pas forcément.
Nous sommes ouverts aux questionnements et discussions sur nos choix, si c’est dans un sens positif.
Ces idées que nous avons au sujet de l’alimentation sont réfléchies et matures, elles font suite à des lectures, des discussions, des échanges et une réelle réflexion. Nous essayons petit à petit d’aller dans ce sens, en revoyant notre façon de manger au jour le jour, quant cela nous semble être le bon moment.
Il faut savoir qu’aujourd’hui nous n’avons pas encore abandonné certains aliments, nous préférons plutôt prendre notre temps pour aller dans le sens d’une alimentation crue, en ne se privant pas, et donc en ne souffrant pas, en ajustant petit à petit vers ce qui nous semble juste pour nous.
Parce que franchement en + qu’est-ce qu’on se casse la tête à cuisiner et à faire la vaisselle! En mangeant cru, on aurait moins à se prendre la tête!
Pour revenir à ma question de départ, nous avons ensuite besoin de DORMIR, et dormir au chaud quand il fait froid c’est sûr que l’on préfère.
Alors notre idée c’est d’avoir un habitat le moins contraignant possible et aussi le moins coûteux. Pour l’avenir, nous ne savons pas encore ce que nous allons préférer et choisir entre les différents modes d’habitat que nous avons imaginé. Mais nous y avons réfléchi! Avoir des terrains à nous, nous semble déjà intéressant, pour y cultiver des aliments pour notre consommation, mais aussi pour y construire un petit habitat le plus écologique et le moins coûteux possible.
Il nous semble également intéressant d’envisager plusieurs terrains, au moins DEUX, à deux endroits différents pour ne pas s’isoler et stagner à un seul endroit. En effet, nous avons envie de découvrir des choses, des endroits, des gens, faire des voyages mais pas continuellement car comme nous voulons être auto-suffisants, il faut bien faire au moins un jardin! Ne pas avoir qu’un point de chute peut aider à cela. Bien sûr avoir plusieurs terrains nécessiterait de l’argent, c’est pour cela que nous opterions pour du non-constructible, où légalement nous avons droit de poser un abri de maxi 20m2; ou pour de l’agricole puisque Christophe peut y accéder grâce à sa formation; car ces deux types de terrain sont bien plus abordables financièrement, et avec de la chance on peut en trouver à moindre coût. Avec une parcelle de bois incluse ce serait l’idéal pour construire une cabane, et de l’eau à proximité (rivière, source, …) ce serait encore mieux. L’électricité, on sait s’en passer, on a déjà essayé, et même maintenant à la ferme, on en utilise peu. En fait, on se disait qu’ici on l’utilise parce qu’elle est là, sinon on aurait fait comme dans l’appart à S, à la bougie et pas de machine à laver! Là bas, on a utilisé l’électricité que pour écouter la musique et regarder des films des fois, et puis pour charger le portable, sinon, on l’utilisait pas du tout. On laissait même pas la chaîne hifi en veille.
Enfin bref, si on a besoin, et cela risque d’être de petits besoins de temps en temps, on saura bien installer une éolienne ou un panneau solaire.
Sinon, nous sommes également attirés par le voyage et l’habitat en roulotte. D’autres gens vivent actuellement comme cela à l’année, ce n’est pas complètement fou, dès lors que l’on sait se nourrir par ses propres moyens.
Nous avons à l’esprit que l’humain n’a pas d’énormes besoins, et que, par conséquent, s’il ne répondait qu’à ses besoins réels, l’impact sur la planète serait vraiment moindre.
Nous n’avons pas envie de nous auto-flageller, le mode de vie auquel nous aspirons serait au contraire celui qui nous rendrait heureux…!
Alors nous espérons l’acceptation de nos choix par notre entourage et les autres, pas forcément la compréhension, ni même que l’on fasse comme nous, ce n’est pas ce que nous voulons. Nous aspirons au respect de nos choix, tout comme nous, nous respectons le choix des gens, par exemple à continuer de consommer parce qu’ils trouvent cela bon pour eux. Tant que l’on fait des choix qui nous semblent justes, personne n’a à les juger, même s’ils ne semblent pas justes selon eux. Il faut être heureux dans ses choix. Et l’on peut aussi toujours faire marche arrière. Rien n’est irréversible!
Nous ne dénigrerons pas autrui pour ses choix, nous ne savons que trop comme c’est difficile d’être critiqué ou jugé farfelu ou encore marginal à cause d’un CHOIX.
Pour adopter le mode de vie qui nous porte, nous savons bien sûr qu’il y a pas mal de paramètres à évaluer, mais c’est comme pour tout mode de vie en fait! Nous en discutons tous les deux régulièrement car nous sommes très portés sur ces sujets, surtout depuis que bébé va arriver. Nous envisageons chaque chose sous tous les angles, et quand nous prenons une décision, nous n’avons pas peur en fait, car nous savons toujours que l’on pourra toujours faire marche arrière ou remodeler l’idée que nous nous faisions.
Par exemple, sur des sujets tels que :
L’école : Nous serions plus prêts à instruire nos enfants à la maison, mais s’ils font le choix d’aller à l’école, pas de problème. En fait, nous comptons le laisser essayer les deux (une école alternative à l’éducation nationale, avec une pédagogie réfléchie, ce serait d’autant mieux quand même). De toute façon, l’instruction scolaire ne sera obligatoire qu’à 6 ans, nous avons le temps de voir venir.
La vie sociale (pour nous et notre enfant) : en voyageant, on pourrait rencontrer des tas de gens différents, et même retourner les voir puisqu’on aurait pas d’obligation (comme un travail fixe par exemple). Sinon on pourrait voir notre famille quand l’on aurait envie! Nos amis également! Et si nous sommes sédentaires, nous inviterions les gens que nous apprécions comme à l’habitude; nous allons également facilement au devant des gens, donc nous ne serons jamais fermés sur nous même.
Se déplacer : à pieds, à vélo, en brouette, en roulotte, j’sais pas, on n’est pas obligés d’être « motorisés » puisque dans ce mode de vie, nous n’aurions pas d’impératif de temps.
La santé : je commence une formation en naturopathie par correspondance ce mois, en premier lieu pour les besoins de notre famille (pas que bébé, la famille élargie j’entends), ensuite pour pourquoi pas financer ce dont nous pourrions avoir besoin, on verra. Ensuite, nous avons pour habitude d’opter davantage pour la médecine naturelle ou du moins des techniques non conventionnelles, entre autres la kinésiologie, les plantes et la connaissance des signaux que nous adresse notre corps.
Nous sommes tous deux d’accord sur le fait que la maladie n’est pas mauvaise en soi, mais qu’elle se manifeste pour nous signaler quelque chose, un mauvais schéma de pensée par rapport à telle chose, tel événement par exemple. Nous pensons que nos émotions, notre mental y est pour beaucoup. En fait, nous ne nions pas que la médecine traditionnelle soulage les symptômes et qu’elle peut être utile pour cela, mais elle ne peut GUERIR, au sens propre du terme, nous sommes les seuls maîtres de cette guérison. Enfin c’est un vaste sujet, voici déjà les bases de notre façon de penser.
Se vêtir : Nous préférons envisager de recycler, c’est-à-dire, réutiliser des vêtements déjà portés par d’autres, cela nous évite de financer la société de consommation. Y’a déjà tellement de textile sur le marché, que ce n’est pas utile d’acheter du neuf. Et si nous achetons neuf, nous optons en premier lieu pour le coton issu de l’agriculture biologique, puisque cultivé sans engrais ni pesticides, nocifs pour notre santé et nos peaux!
Ensuite la laine est également une matière naturelle.
A l’heure actuelle, nous ne voulons plus porter de vêtements achetés neufs, s’ils ne sont pas « bio », même s’ils sont en coton ou laine, dits « naturels ». C’est vraiment un principe auquel nous tenons, et ce, d’autant plus pour préserver la peau de bébé, qui aura déjà fort à faire avec la pollution de l’air par exemple. Même si nous les recevons en cadeau, nous ne les utiliserons pas, et préfèrerons qu’ils servent à d’autres qui en auront besoin. Ça peut paraître extrême mais comme je disais, nous n’attendons pas que l’on nous comprenne, par contre que l’on accepte cette décision, qui n’est pas une idée en l’air.
Pour la lessive, il faut bien sûr de l’eau, et là, il y a une manière non coûteuse : l’eau de récupération de pluie, et l’huile de coude avec un peu de savon de Marseille!
Le matériel en général : Nous avons des tas de choses actuellement à la maison, mais nous avons réduit la masse avec le temps et les déménagements. Moi j’avais du mal à me séparer des choses, des fois des trucs sans valeur, mais j’ai révisé cela au fur et à mesure, car je trouve qu’en avoir trop, ça encombre l’esprit. Moins on en a, mieux on se sent, on dirait que ça permet de mieux respirer, comme si on s’allégeait l’esprit par la même occasion. Et puis en fait, en y réfléchissant, on a pas besoin de grand-chose pour vivre. Avec Chris l’autre jour on se disait « regarde quand on était petits, on avait la télé, un magnétoscope, et ça allait, on se sentait pas en manque puisqu’on connaissait pas ce qui allait apparaître; après y’a eu l’ordinateur avec amstrad, puis les choses ont évolué d’un coup avec le DVD, le câble satellite, les téléphones portables, internet, les lecteurs mp3 alors qu’on avait des baladeurs cassettes radio pas si longtemps avant, puis les GPS et ainsi de suite… bientôt on aura plus qu’une petite puce implantée dans la main qui fera office de tout, même de carte de crédit et d’identité! » Et on sera entièrement assujetti au système sans lequel on ne saura plus et ne pourra plus rien faire… Je dramatise? Mais si ça se trouve…
On devient complètement dépendant de matériel que finalement on n’aurait pas besoin si on n’en avait pas connaissance!
Alors nous on s’est dit, marche arrière, au secours! Nous allégeons notre « avoir » pour privilégier notre « être » et l’on se sent mieux comme cela!
Un bête exemple, il y a de cela 3 ans : on a lu que le micro ondes était néfaste pour notre santé, on l’a viré, et depuis on utilise les casseroles sans se souvenir que l’on utilisait autre chose auparavant. Ca ne nous manque pas! Quand on a pas, on fait autrement, et quand on connaît pas, c’est encore mieux, on a pas conscience d’un éventuel manque (si j’ose dire « manque » , car je dirais pas que le micro-ondes est une nécessité, ça me ferait mal).
Enfin donc, au niveau matériel, nos biens, que nous jugeons utiles actuellement, sont des vêtements, des livres (pour nous c’est important), un matelas avec la literie, du linge de bain, de la vaisselle, une machine à laver manuelle (centrifugueuse), deux poêles à bois, des outils, des instruments de musique, un réveil à remonter, des stylos, crayons, feuilles, enveloppes, des bougies, quelques jeux de société, des photos, deux vélos, des peaux de moutons et puis les sièges auto bébé et la petite baignoire plastique depuis peu… En appareils électriques, on a encore l’appareil photo numérique avec un chargeur à piles, un baladeur de musique, un poste radio. On a eu aussi un ordi portable à Noël pour ma formation, même si on ne voulait plus d’électrique, c’est un besoin pour le moment. Après on a bien d’autres trucs qui nous encombrent, comme des papiers classés, un trio télé lecteur DVD chaîne hifi qu’on va laisser à la ferme en déménageant cette année, un téléphone portable dont la ligne sera coupée officiellement le 13 mars,… Après au niveau mobilier, on a rien avec nous à part notre matelas qu’on nous a donné y’a pas longtemps, car depuis la maison à L, on a eu que des « meublés » (façon de parler pour le camping car par exemple).
Enfin on se rend compte qu’on possède des trucs qui nous sont pas vraiment utiles, et encore avec le temps on risque de s’en séparer. C’est d’ailleurs fou tout ce qu’on a viré depuis ces dernières années quand on y pense! Mais on est dans une société matérialiste, on y est né, on a appris à faire comme cela, à avoir, acheter, posséder pour avoir un statut dans la société. Par contre, la tournure que le monde prend à ce niveau devient grave, rien qu’avec les GPS tient, enfin bref. En plus on crée de la jalousie, de la compétition, des gens malheureux de ne pas pouvoir avoir, et par-dessus le marché du déchet à gogo! Voila ce que l’on veut fuir! Voila la raison pour laquelle nous vivons comme cela!
Mais bien sur nous faisons partie d’une minorité, ce qui fait qu’on nous regarde avec des yeux sceptiques.
Consommer, avoir les dernières technologies faites soi-disant pour simplifier la vie, c’est une Norme, c’est dans les mœurs, on ne s’en rend même plus compte! Les gens ne voient même plus qu’avant ils n’en avaient pas eu besoin de leur lecteur DVD, puisque ça n’existait pas, et le pire c’est qu’ils se portaient très bien SANS! Ca mérite réflexion… mais j’ai dit que nous ne chercherions à influencer personne, alors j’arrête!
Ca vous permet juste de savoir à quoi vous attendre avec nous…!
D’ailleurs cela me permet de glisser sur le sujet des jouets pour bébé! Merci d’avance, vous avez certainement de bonnes intentions si vous voulez lui faire un cadeau, mais non merci, aucun matériel n’est utile ni indispensable pour le moment, on va encore paraître arriéré, mais non merci ne lui offrez RIEN! Même des jouets qui ont servi, pour le moment en tout cas, il n’a besoin de rien, il ne se rendrait même pas compte des cadeaux s’il y en avait. Nous partons du principe qu’il apprendra plus de choses avec les objets d’usage du quotidien qu’avec des bouts de plastique. Nous aviserons avec le temps peut-être mais pour l’heure nous sommes intransigeants sur la question, de plus nous avons tout ce qu’il faut, 2-3 petits trucs, car les jouets en masse vont encombrer son champ de vision, il a bien assez de choses à découvrir avant.
Nous voulons nous séparer du plus de matériel possible alors c’est pas aujourd’hui qu’il faut que l’on commence à en accumuler!
Je m’aperçois que je n’ai pas expliqué notre point de vue vis-à-vis du travail, car l’on va sans doute me dire, mais comment vas-tu faire pour l’argent? Pour en avoir il faut travailler! Cela va de soi à l’heure actuelle, puisque c’est le schéma que l’on connaît tous; on va à l’école pour être capable de travailler plus tard et donc de gagner de l’argent, pour subvenir à ses besoins.
On peut néanmoins imaginer (puisque dans le temps cela concernait la majorité d’entre nous) un autre schéma, celui de l’autosuffisance. N’avoir à répondre qu’à ses besoins primaires (manger, dormir, boire) coûte moins d’argent que si l’on répond également à des besoins non indispensables. Nous savons que nous ne pouvons ignorer l’argent, et nous comptons en gagner mais nous savons également que nous n’en avons pratiquement pas besoin. Pour l’alimentaire, peut être que nous en aurons besoin pour les céréales, les graines par exemple, mais on souhaite également trouver la possibilité d’échanger, de troquer, par exemple contre de l’alimentaire de notre production. Ce n’est pas si utopique que ça! En plus pas besoin d’électricité, on sait faire sans, sinon il y a toujours la possibilité d’un panneau solaire ou d’une éolienne et l’eau on peut récupérer la pluie (elle est juste moins riche en minéraux que si elle était passée par les nappes phréatiques comme dans le cas de l’eau de source, mais c’est la même). Pour le chauffage, nous utiliserons du bois, et on peut toujours en récupérer du mort dans les bois, y’en a partout et c’est gratuit!
Partant du principe que l’on a très peu besoin d’argent, on compte travailler en priorité pour notre propre compte, et il y a fort à faire quand l’on veut s’auto-suffire (notamment le jardin, le bois, la cueillette,…). Après, Christophe est prêt à aller travailler ici ou là si l’on a besoin, et moi, je pourrais aussi recevoir des personnes en consultation de naturopathie; mais là encore, nous sommes prêts à travailler contre d’autres revenus que l’argent! Tant que l’on subvient à nos besoins primaires!
Et puis nous mettons régulièrement de l’argent de côté pour parer à d’éventuels besoins urgents. Rien n’est irréversible, on a toujours des diplômes qui nous permettront d’aller travailler pour un patron si l’on ne peut faire autrement, nous ne sommes pas bornés sur notre idée. Mais bon, si notre schéma d’autosuffisance marche, c’est tant mieux!
Quoi de plus heureux que d’avoir le temps de vivre, le temps pour soi, le temps pour sa famille, le temps pour développer son être intérieur!
Merci de m’avoir lue jusqu’au bout et sachez que vous êtes tous toujours les bienvenus chez nous, si petit sera-t-il!
Ps : si toutefois notre projet vous intéresse, nous sommes prêts à le mettre en commun avec d’autres…à bon entendeur!
Marie-Laure et Christophe
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